LA PRÉVENTION COMBINÉE

La prévention combinée est une stratégie de lutte contre le VIH, les hépatites et les autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

En élargissant le choix des stratégies de prévention, elle offre la possibilité de combiner plusieurs outils de prévention en fonction de sa situation, de ses besoins, de ses pratiques ou de son mode de vie. À chacun·e de faire le bon choix.

PRÉSERVATIFS, INTERNES OU EXTERNES, DIGUES DENTAIRES, ET LUBRIFIANT

  • Le préservatif externe

Le préservatif externe reste un incontournable et le moyen le plus efficace pour se protéger d’une contamination par le VIH, une hépatite, ainsi que par les autres IST. Il peut également servir de moyen de contraception, le cas échéant.

Il s’enfile sur un pénis en érection, ou sur un sextoy.
Attention, si tu as des relations avec plusieurs personnes à la fois, il faut utiliser un nouveau préservatif à chaque changement de partenaire, et à chaque changement d’orifice.

Découvre le mode d’emploi du préservatif externe ici.


  • Le préservatif interne

Le préservatif interne se place à l’intérieur du vagin ou de l’anus, et offre exactement les mêmes protections que le préservatif externe. Moins connu que le préservatif externe, il présente pourtant certains avantages :
– Il est en polyuréthane ou en nitrile (pratique pour les personnes allergiques au latex),
– Il peut être placé jusqu’à 8h avant le rapport sexuel ! Cela permet de ne pas «casser le rythme» pendant l’acte (pas besoin de s’arrêter pour l’enfiler). De plus, cela offre la possibilité aux personnes possédant un vagin de maîtriser elles-mêmes la prévention !
– Sa taille et sa texture font qu’il s’adapte à toutes les tailles de pénis et de sextoys : plus de problème de «capote trop petite» !

Découvre le mode d’emploi du préservatif interne ici.


  • La digue dentaire (ou digue buccale)

Une digue dentaire (ou digue buccale) est un carré de latex ou de polyuréthane mince et souple, totalement imperméable. Elle permet de se protéger contre les IST lors des cunnilingus ou anulingus.
Une digue s’utilise une seule fois, d’un seul côté. Pour éviter qu’elle ne glisse, il faut la tenir bien tendue avec les deux mains, et tu peux également mettre un peu de lubrifiant (à base aqueuse) entre la vulve ou l’anus et la digue dentaire.

Malheureusement, se procurer des digues dentaires n’est pas toujours évident (produit assez peu répandu), et son prix peut parfois être rédhibitoire.
Mais il existe une alternative : tu pourras très facilement t’en fabriquer une à partir d’un préservatif interne, qu’il te faudra alors découper dans le sens de la longueur. Et voilà, le tour est joué ! 🙂


  • Le gel lubrifiant

Le gel lubrifiant (à base d’eau ou de silicone uniquement, car compatibles avec tous les préservatifs) constitue un allié indispensable pour plus de confort, pour que ça glisse mieux, et ainsi limiter les risques de micro-lésions (favorisant la transmission du VIH ou des IST) et/ou de rupture du préservatif pendant le rapport sexuel.


  • Où s’en procurer ?

Des préservatifs internes et externes, ainsi que du lubrifiant sont généralement proposés gratuitement dans la plupart des associations de lutte contre le VIH/sida et/ou distribués lors de leurs actions hors les murs. Les digues dentaires le sont parfois, mais c’est moins systématique.

Tu trouveras facilement des préservatifs externes en pharmacie, dans les grandes et moyennes surfaces, les sexshops, certains bureaux de tabac, sur Internet et dans les distributeurs automatiques, et tu peux également t’en faire prescrire par ton médecin traitant (remboursés par la sécurité sociale). Les préservatifs internes et les digues sont plus difficiles à trouver, mais on en trouve parfois en pharmacie.

Il existe désormais un site web te permettant de trouver les préservatifs les plus proches de toi (et donnant également quelques informations utiles autour de la prévention) : http://trouverunpreservatif.fr/


LE DÉPISTAGE

Connaître son statut sérologique, c’est savoir si on est séropositif·ve (infecté·e par le VIH) ou séronégatif·ve (non infecté·e par le VIH). La connaissance de son statut sérologique est essentielle.
Au niveau individuel, cela permet de prendre un traitement le plus tôt possible si l’on est porteur·euse du VIH et de conserver une espérance et une qualité de vie au plus près de celle de n’importe qui.
D’un point de vue collectif, cela permet de réduire le nombre d’infections par le VIH car une personne se sachant porteuse du VIH va adapter ses pratiques pour empêcher la transmission du virus.

Concernant les autres IST, c’est exactement le même principe : plus on sait rapidement qu’on est porteur·euse d’une IST, plus vite on pourra être pris·e en charge sur le plan médical, et moins de personnes seront contaminées entre temps.

D’où l’importance d’aller régulièrement se faire tester.
Bien entendu, la fréquence de dépistage requise doit être évaluée en fonction de ses pratiques et de ses éventuelles prises de risques.


Pour info, voici les recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé), en fonction de chaque catégorie de population :
– Pour la population HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) (population-clé au plus fort taux de prévalence, c’est à dire la plus exposée au risque d’infection à VIH), ainsi que pour les personnes transgenres : dépistage à renouveler tous les 3 mois pour les personnes « à haut risque d’acquisition », et au moins 1 fois par an pour les autres.
– Pour les hommes et femmes hétérosexuel·le·s né·e·s en Afrique sub-Saharienne ou dans les Territoires Français d’Amérique (TFA) (Guyane, Martinique, Guadeloupe, St Martin et St Barthélemy) : dépistage 1 fois par an.
– Pour les usager·e·s de drogue par voie injectable (UDI) : dépistage 1 fois par an.
– Pour les travailleur·euses·s du sexe (TDS) : dépistage 1 fois par an (ou en fonction des situations à risque).
– Pour la population générale : au moins 1 fois au cours de la vie entre 15 et 70 ans.

Il existe plusieurs types de dépistages :

> Le dépistage par prise de sang :
pour le VIH, les hépatites et les IST
C’est le dépistage le plus « classique », il présente l’avantage de permettre un dépistage complet (IST comprises), mais présente l’inconvénient du délai d’attente entre le test et la remise des résultats (2 à 7 jours selon les endroits).


Quand le faire ?

6 semaines après une situation à risque, un rapport non protégé, une rupture de préservatif.

Où le faire ?
–  Dans un Centre Gratuit d’Information de Dépistage et Diagnostic (CeGIDD).
Voir la liste en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.sida-info-service.org/?Ou-faire-un-test-de-depistage
Dans un laboratoire d’analyses, sur ordonnance de ton·ta médecin traitant·e, ou de certain·e·s spécialistes (gynécologues par exemple).


> Le dépistage par TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostic) :
pour le VIH et les hépatites B et C
L’avantage de ce test c’est qu’il suffit de quelques gouttes de sang (prise sur le bout du doigt), et que le résultat est disponible en seulement quelques minutes.

Quand le faire ?
3 mois après une situation à risque

Où le faire ?
Disponible gratuitement dans les associations de lutte contre le Sida et diverses structures médico-sociales habilitées par l’ARS (Agence Régionale de Santé). Les TROD sont parfois aussi proposés en hors les murs et/ou lors de certains événements spécifiques.


> Le dépistage par autotest :
pour le VIH uniquement
Il fonctionne exactement sur le même principe que le TROD VIH, et présente donc les mêmes avantages (notamment la rapidité de résultat)

Quand le faire ?
3 mois après une situation à risque

Où s’en procurer ?
Les autotests sont en vente libre, à ta charge, en pharmacie.
Certaines associations de lutte contre le SIDA en distribue également gratuitement.

Un numéro vert est mis en place par Sida Info Service (écrit sur les boîtes) pour répondre à toutes tes questions sur le sujet et/ou te guider dans la réalisation du test si nécessaire.


DES TRAITEMENTS EFFICACES

Grâce aux avancées de la recherche thérapeutique, plusieurs types de traitements existent aujourd’hui, et jouent chacun un rôle fondamental dans la lutte contre le VIH/sida.

La PrEP (ou Prophylaxie Pré-Exposition)

La PrEP est un traitement préventif qui permet de bloquer la transmission du VIH.
C’est un traitement qui s’adresse donc aux personnes séronégatives les plus exposées au risque de transmission du VIH (en particulier les HSH – hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, les personnes transgenres, les travailleur·euse·s du sexe, ou encore les usager·e·s de drogue par voie intraveineuse).

À l’heure actuelle, le seul médicament utilisé pour la PrEP associe deux antirétroviraux contre le VIH : l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil. Ce médicament est commercialisé sous la marque Truvada®, mais existe également en versions génériques.

L’orsqu’on est sous PrEP, les antirétroviraux présents dans l’organisme empêchent le VIH d’infecter les cellules en bloquant sa multiplication.

Attention, la PrEP protège contre le VIH, mais pas contre les hépatites ni contre les autres IST.

Comment accéder à la PrEP ?

Pour une première prescription, il faut prendre rdv :
– dans un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge du VIH,
– ou dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage, et de Diagnostic).

Lors du 1er rdv :
Un·e médecin évaluera avec toi l’opportunité et la possibilité de prendre la PrEP. Il·elle vérifiera en particulier l’absence de signes de primo-infection au VIH et te prescrira un premier bilan biologique (à réaliser sur place, ou dans un labo). Ce bilan a pour objectif de s’assurer que tu ne présentes aucune contre-indication à la PrEP (séropositivité au VIH, problèmes rénaux, etc.) et de rechercher d’éventuelles IST pour les traiter.

Lors d’une 2e consultation :
2 à 4 semaines plus tard, le·la médecin vérifiera une nouvelle fois l’absence de signes de primo-infection au VIH et, en fonction des résultats de ton bilan biologique, il·elle pourra ou non réaliser la première prescription de PrEP. Il·elle s’assurera également du traitement des éventuelles IST.

Dans le cadre du suivi en santé sexuelle, plusieurs vaccinations pourront également t’être proposées, dont certaines fortement recommandées : hépatite A, hépatite B, HPV (papillomavirus).

Les rdv de suivi :
La PrEP nécessite une surveillance clinique et biologique trimestrielle. Ce suivi comprend une vérification de la sérologie VIH, de la fonction rénale ainsi que la recherche d’IST. Ce rdv trimestriel sera aussi le moment de renouveler ton ordonnance de PrEP.
Si tu le souhaites, il peut être réalisé par ton·ta médecin traitant·e. Mais attention, tu devras tout de même te rendre dans un service hospitalier spécialisé dans le VIH ou un CeGIDD au moins une fois par an pour un bilan de suivi annuel.

2 schémas de prises possibles

Quel que soit le schéma pour lequel tu opteras, garde toujours en tête que l’adhésion au traitement, ou observance (c’est à dire le fait de prendre correctement son traitement), constitue la clé de réussite de cette stratégie de prévention.

> La PrEP en prise continue / quotidienne
Ce schéma de prise consiste en la prise d’un comprimé par jour, si possible toujours à la même heure (pour établir une routine).
L’OMS recommande de considérer que la protection optimale est obtenue après 7 jours de prise quotidienne.

> La PrEP en prise à la demande
En dehors des personnes ayant des rapports vaginaux réceptifs, ou des personnes porteuses du virus de l’hépatite B, pour lesquelles ce schéma de prise ne peut pas convenir, il est également possible d’envisager un schéma de prise à la demande.

S’il nécessite de pouvoir anticiper au moins 2h à l’avance ton éventuelle prise de risque / rapport sexuel non protégé, le schéma de prise à la demande présente l’avantage d’être évolutif en fonction de ta situation.
Tu peux par exemple prendre la PrEP pendant de courtes périodes, puis l’arrêter dans les périodes de moindre activité sexuelle ou bien la prendre pendant plusieurs semaines / mois.

Dans un schéma de prise à la demande, il te faudra prendre :
– 2 comprimés en même temps, entre 2 et 24h avant la prise de risque / le premier rapport sexuel non protégé.
– 1 comprimé, 24h après la première prise (à plus ou moins 2h près)
– 1 comprimé, 24h après la deuxième prise (à plus ou moins 2h près)

Dans le cas où il y a plusieurs prises de risques à la suite, poursuis le traitement à raison d’1 comprimé à prendre toutes les 24h (à plus ou moins 2h près), et ce jusqu’à 48h, soit 2 prises suivant la dernière prise de risque.


Attention, l’efficacité du traitement PrEP n’est maximale que lorsque le schéma de prise est bien respecté. Une ou plusieurs prises oubliées ou trop décalées diminueront ta protection contre le VIH.

Dans le cas où tu aurais oublié ou trop décalé une des prises, et eu un rapport sexuel sans préservatif ou une autre prise de risque, tu as la possibilité de demander à bénéficier, dans les 48h suivantes, d’un traitement d’urgence (TPE).

Effets secondaires / indésirables

La prise de PrEP est généralement bien tolérée. Mais comme la plupart des médicaments, elle peut occasionner des effets indésirables.
Il est possible d’éprouver de légères nausées ou des diarrhées (1 personne sur 10), des maux de tête ou de perdre un peu de poids au début du traitement. Dans les études, ces effets disparaissent en 4 à 8 semaines.

Des effets secondaires plus sérieux, liés à des problèmes rénaux ou osseux, sont rares. Au cas où ils se produisent, ils sont réversibles à l’arrêt du traitement. C’est pourquoi une surveillance de la fonction rénale est nécessaire avec la PrEP.


Le TasP (ou traitement comme prévention)

Les traitements prolongent et améliorent la qualité et l’espérance de vie des personnes séropositives, mais ils agissent également comme outil de prévention.
Lorsqu’une personne découvre sa séropositivité au VIH, un traitement antirétroviral va lui être prescrit, lui permettant alors assez rapidement d’obtenir une charge virale indétectable. Cela signifie que la quantité de virus dans son organisme (et donc dans son sang ou dans un liquide contaminant, comme le sperme ou le lait maternel) est si faible qu’elle ne peut donc plus transmettre le virus, que ce soit lors de relations sexuelles, de n’importe quelle autre situation à risque, ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement.

Cela correspond à la formule I=I, pour Indétectable = Intransmissible.

Dès lors, même lors d’un rapport sexuel avec une personne séropositive sous traitement, il n’y a pas de risque de transmission du virus au (ou à la) partenaire séronégatif·ve.


Le TPE (Traitement Post-Exposition ou traitement d’urgence)

Le TPE est un traitement d’urgence qui peut t’éviter, en cas d’exposition, d’être contaminé·e par le VIH.

En cas de rupture, de glissement, de non-utilisation de préservatif, de blessure ou de coupure avec un objet souillé de sang ou de sperme, de partage du matériel d’injection de drogues, de viol, ou autre situation à risque, tu as la possibilité de demander à bénéficier d’un TPE.

Attention, le TPE est un traitement d’urgence qui ne peut être prescrit que dans les 48h suivant la situation à risque (plus tôt il sera démarré au cours de ce laps de temps, plus son efficacité sera grande).

Le TPE consiste en une prise d’une trithérapie pendant un mois afin d’empêcher l’éventuelle contamination en bloquant immédiatement la réplication du VIH.

Comment en faire la demande ?

En cas de d’exposition ou de crainte sur une situation à risque, tu peux déjà commencer par contacter Sida Info Service (par tél au 0800 840 840, ou via leur live chat accessible sur le site sida-info-service.org). L’écoutant·e fera une première évaluation du risque avant de t’indiquer l’adresse du service d’urgences le plus proche.

La délivrance du TPE se passe généralement dans un service d’urgences hospitalières [ou éventuellement dans un service spécialisé VIH, souvent dans les services de maladies infectieuses et tropicales (SMIT), si c’est aux heures d’ouverture].
Une fois aux urgences, inutile de donner tous les détails à l’accueil : évoque un accident d’exposition au VIH (et le délai) et cela doit suffire à voir un médecin rapidement, 24h/24.
Si tu en as la possibilité, il est préférable de venir avec ton·ta partenaire, afin de faciliter l’évaluation du risque pris par le médecin. Si ton·ta partenaire est séropositif·ve, apporter ses derniers bilans sanguins est une bonne idée.

Après la consultation avec un·e médecin urgentiste, si le risque a été estimé « suffisant », un kit contenant un médicament anti-VIH pour 2 à 4 jours te sera délivré. Tu devras retourner en consultation quelques jours plus tard pour qu’un·E médecin spécialiste du VIH réévalue le bienfondé du traitement (résultats des premières analyses) et la façon dont tu le supportes. Si l’intérêt du traitement est confirmé, tu auras alors une ordonnance pour une prescription de 4 semaines.

Le traitement peut avoir des effets indésirables (diarrhées, nausées, fatigue, vertiges, maux de tête) qui disparaissent souvent en quelques jours. Il peut être aussi psychologiquement déstabilisant. Mais il est important d’aller à son terme pour en maximiser l’efficacité.


Si le risque n’a pas été estimé « suffisant » par le·la médecin urgentiste, et que le TPE ne t’a pas été administré, pense à effectuer un test VIH, si possible par prise de sang 6 semaines après la situation à risque, ou par n’importe quel autre moyen de dépistage (TROD ou autotest) au bout de 3 mois.

Si tu n’es pas vacciné·e contre l’hépatite B, on pourra éventuellement te proposer une injection d’immunoglobulines spécifiques et/ou une vaccination.

Le risque de transmission d’autres IST est également important, mais il n’y pas de traitement nécessaire. Il faudra par contre effectuer des dépistages de contrôle 3 mois après la situation à risque.


DES OUTILS DE RÉDUCTION DES RISQUES


Dans un contexte de consommation de produits psychoactifs, la RDR (Réduction Des Risques) consiste en l’utilisation de matériel à usage unique pour limiter le risque d’être contaminé·e par le VIH ou une hépatite.

Pour les usagers de drogue par voie intraveineuse, pour limiter le risque de transmission du VIH ou d’une hépatite, il convient d’utiliser systématiquement du matériel stérile et à usage unique (seringue, cuillère, filtre et autre matériel de préparation), et bien entendu de ne pas le partager.

D’autres outils de RDR sont également disponibles pour limiter les risques de transmission du VIH ou d’une hépatite pour d’autres modes de consommation de produits psychoactifs.

Pour les produits sniffés (risque principal de contamination : hépatite C) :
– carnets de pailles en papier à usage unique, dits « roule-ta-paille »
– sérum physiologique (pour se rincer le nez)
– crème cicatrisante (pour les parois nasales et/ou le bord des narines)

Pour les produits inhalés (risque principal de contamination : hépatite C) :
– kits d’inhalation / pipes à crack à usage unique
– crème cicatrisante (pour les lésions sur les lèvres et/ou les mains)

Où t’en procurer ?

Certains de ces outils de prévention, notamment les seringues et aiguilles stériles, sont disponibles en pharmacie (à tes frais).

Certaines villes, comme Toulouse, ont également mis en place des distributeurs ou distributeurs-échangeurs permettant aux usager·e·s d’acquérir gratuitement des kits d’injection stériles. Ces « totems » fonctionnent à l’aide de jetons (que tu peux obtenir, soit en échange de ton matériel usagé, soit en pharmacie ou dans un CAARUD).

Les kits d’injection, ainsi que l’ensemble des autres outils de Réduction des Risques liés à l’usage de produits psychoactifs sont aussi disponibles gratuitement dans les CAARUD (comme le CAARUD de Aides ou celui d’Intermède à Toulouse), ou encore sur les tables des associations / stands de prévention en milieu festif par exemple.

L’association SAFE, ainsi que ses différents partenaires sur l’ensemble du territoire français, proposent également un service gratuit de « RDR à distance », permettant aux usager·e·s de drogues d’obtenir du matériel de consommation (par envoi postal).
Tu pourras découvrir plus d’informations sur ce service sur le site dédié.